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Technopolis - Gaspard GLANZ
998 000 … C'est le nombre de résultats de recherches sur Google avec le Tag "Méphédrone". La molécule, à l'origine inventée pour rendre les rats de laboratoires dépressifs, afin de tester sur eux les médicaments antidépresseurs, fait parler d'elle jusque sur les bancs du Parlement Européen. L'UE qui commence sérieusement à se lasser d'avoir toutes les semaines de nouvelles drogues synthétiques à interdire.
La Méphédrone, Napryhone, Buthylone et les nombreuses autres, sont des produits synthétiques qui, administrés aux humains, provoquent ce qui pourrait ressembler aux effets de ecstasy ou de la Cocaïne. Le problème ? Ces molécules, dérivées pour la plupart des amphétamines sont nombreuses et ne sont pas difficiles à produire pour un chimiste diplômé. Mais surtout, il y en a des millions et l'on en invente tous les jours de nouvelles. Chaque fois qu'un pays cherche à en interdire une, une autre vient la remplacer. C'est ainsi que le lendemain de l'interdiction de la Méphédrone au Royaume-Uni, la Napryhone, qui est une molécule quasiment similaire, était déjà proposée sur les sites de vente en ligne. Ce timing ne laisse aucune marge de manœuvre aux scientifiques pour calculer les conséquences et produire des antidotes.
"Free Drugs Paradise"
Pour comprendre, il faut revenir quelques années en arrière. En 2003 apparaissent les premiers sites Internet proposant des drogues "légales". Envoyées discrètement par la poste après un paiement par Carte Bleue, c'est par ce biais que les champignons hallucinogènes ont été popularisés. Les "champis" sont devenus le produit le plus vendu sur ces sites, majoritairement installés aux Pays-Bas. Le pays de la tolérance psychédélique où ils étaient depuis de nombreuses années dans les réfrigérateurs des smartshops. Mais le Parlement Hollandais en a interdit la vente en novembre 2008.
Pour que ça marche, ces sites utilisent des méthodes marketing bien rodées. Les amphétamines c'est pour maigrir, les hallucinogènes pour rigoler, les herbes pour planer, les mélanges pour faire la teuf "toute la nuit et même après". Le succès commercial est immédiat, les sites comme Azarius et ShayanaShop se font connaitre dans le monde entier. Après les champignons, le deuxième succès commercial de ces "LegalDrugs" c'est l'herbe SPICE. Cette herbe contenue dans des sachets rappelant étrangement les pochettes de cannabis vendues dans les coffee-shops Hollandais, contenait plusieurs sortes de THC synthétiques (des dérivés chimiques de la substance psycho-active du cannabis). Ruée immédiate des fumeurs de cannabis des pays dans lesquels celui-ci est interdit, et interdiction en urgence par les services sanitaires des pays de l'Union Européenne.
La particularité de toutes ces molécules, et particulièrement des dérivés synthétiques de l'amphétamine, c'est que les vendeurs peuvent profiter du vide juridique qui entoure les substances nouvellement disponibles. Dangereuses mais pas encore interdites, elles sont commercialisables sans aucune entrave législative.
"C'est pire que la meth ce truc"
Le bémol est vite lancé par les médecins et les addictologues, car les archives médicales ne disposent d'aucun ou de trop peu de données pour rapporter les effets sur l'homme de ces nouvelles substances. En résumé, personne ne peut dire ce que cela fait lorsqu'on en consomme. Pire, ces substances sont souvent mal produites par les laboratoires (clandestins ou pas) et contiennent des résidus de produits de transformation, tous plus toxiques les uns que les autres. Le danger est réel lorsque ces molécules sont ingérées, mais les conséquences sont décuplées quand les consommateurs se mettent à les sniffer ou carrément à se les injecter.
Sur Internet on trouve des drugforums comme Psychonaut, qui rapportent l’expérience et le vécu des consommateurs parfois réguliers de ces substances. Dans la bible psychédélique, on découvre rapidement les "semi légales" destinées à reproduire les effets des drogues illégales, dont l'intérêt est de ne pas avoir à se déplacer chez un dealer mais d'être livré à domicile. Un Psychonaut écrit : "La méphédrone, au début c'est comme la coke mais pendant quatre heures. En descente j'ai eu des convulsions, je bavais putain. C'est pire que la meth ce truc". Rappelons aussi que la maigre, voir inexistante documentation à propos de ces nouvelles drogues, laisse le consommateur dans la plus totale ignorance de la dose à prendre. Ceux qui gardent des séquelles neurologiques irrémédiables après une overdose d'une substance non répertoriée, laissent aussi des messages sur les forums et ils font froid dans le dos. Certains décrivent une arrivée à l'hôpital avec des symptômes graves, se retrouvant face à des médecins démunis. Aucune archive : aucun traitement.
L'éphémère tolérance juridique vis-à-vis de ces substances est une aubaine pour les vendeurs peu scrupuleux et les laboratoires clandestins. L'affaire prend de l'importance en Europe parce que la Méphèdrone a tué des adolescents au Royaume-Uni. Ce n'est pas la première fois qu'une telle loi est votée à la suite d'un évènement dramatique: c'est à la suite du décès d'une jeune Française qui avait consommé des champignons hallucinogènes et qui s'était noyée dans un des canaux d'Amsterdam en 2007, que les autorités des Pays-Bas en avait interdit la vente. Les associations qui accompagnent les Raves-Partys et qui testent les drogues consommées par les ravers tirent aussi la sonnette d'alarme : de plus en plus de substances nouvelles remplacent les doses vendues comme étant de l'Ecstasy.
La Méphédrone, Napryhone, Buthylone et les nombreuses autres, sont des produits synthétiques qui, administrés aux humains, provoquent ce qui pourrait ressembler aux effets de ecstasy ou de la Cocaïne. Le problème ? Ces molécules, dérivées pour la plupart des amphétamines sont nombreuses et ne sont pas difficiles à produire pour un chimiste diplômé. Mais surtout, il y en a des millions et l'on en invente tous les jours de nouvelles. Chaque fois qu'un pays cherche à en interdire une, une autre vient la remplacer. C'est ainsi que le lendemain de l'interdiction de la Méphédrone au Royaume-Uni, la Napryhone, qui est une molécule quasiment similaire, était déjà proposée sur les sites de vente en ligne. Ce timing ne laisse aucune marge de manœuvre aux scientifiques pour calculer les conséquences et produire des antidotes.
"Free Drugs Paradise"
Pour comprendre, il faut revenir quelques années en arrière. En 2003 apparaissent les premiers sites Internet proposant des drogues "légales". Envoyées discrètement par la poste après un paiement par Carte Bleue, c'est par ce biais que les champignons hallucinogènes ont été popularisés. Les "champis" sont devenus le produit le plus vendu sur ces sites, majoritairement installés aux Pays-Bas. Le pays de la tolérance psychédélique où ils étaient depuis de nombreuses années dans les réfrigérateurs des smartshops. Mais le Parlement Hollandais en a interdit la vente en novembre 2008.
Pour que ça marche, ces sites utilisent des méthodes marketing bien rodées. Les amphétamines c'est pour maigrir, les hallucinogènes pour rigoler, les herbes pour planer, les mélanges pour faire la teuf "toute la nuit et même après". Le succès commercial est immédiat, les sites comme Azarius et ShayanaShop se font connaitre dans le monde entier. Après les champignons, le deuxième succès commercial de ces "LegalDrugs" c'est l'herbe SPICE. Cette herbe contenue dans des sachets rappelant étrangement les pochettes de cannabis vendues dans les coffee-shops Hollandais, contenait plusieurs sortes de THC synthétiques (des dérivés chimiques de la substance psycho-active du cannabis). Ruée immédiate des fumeurs de cannabis des pays dans lesquels celui-ci est interdit, et interdiction en urgence par les services sanitaires des pays de l'Union Européenne.
La particularité de toutes ces molécules, et particulièrement des dérivés synthétiques de l'amphétamine, c'est que les vendeurs peuvent profiter du vide juridique qui entoure les substances nouvellement disponibles. Dangereuses mais pas encore interdites, elles sont commercialisables sans aucune entrave législative.
"C'est pire que la meth ce truc"
Le bémol est vite lancé par les médecins et les addictologues, car les archives médicales ne disposent d'aucun ou de trop peu de données pour rapporter les effets sur l'homme de ces nouvelles substances. En résumé, personne ne peut dire ce que cela fait lorsqu'on en consomme. Pire, ces substances sont souvent mal produites par les laboratoires (clandestins ou pas) et contiennent des résidus de produits de transformation, tous plus toxiques les uns que les autres. Le danger est réel lorsque ces molécules sont ingérées, mais les conséquences sont décuplées quand les consommateurs se mettent à les sniffer ou carrément à se les injecter.
Sur Internet on trouve des drugforums comme Psychonaut, qui rapportent l’expérience et le vécu des consommateurs parfois réguliers de ces substances. Dans la bible psychédélique, on découvre rapidement les "semi légales" destinées à reproduire les effets des drogues illégales, dont l'intérêt est de ne pas avoir à se déplacer chez un dealer mais d'être livré à domicile. Un Psychonaut écrit : "La méphédrone, au début c'est comme la coke mais pendant quatre heures. En descente j'ai eu des convulsions, je bavais putain. C'est pire que la meth ce truc". Rappelons aussi que la maigre, voir inexistante documentation à propos de ces nouvelles drogues, laisse le consommateur dans la plus totale ignorance de la dose à prendre. Ceux qui gardent des séquelles neurologiques irrémédiables après une overdose d'une substance non répertoriée, laissent aussi des messages sur les forums et ils font froid dans le dos. Certains décrivent une arrivée à l'hôpital avec des symptômes graves, se retrouvant face à des médecins démunis. Aucune archive : aucun traitement.
L'éphémère tolérance juridique vis-à-vis de ces substances est une aubaine pour les vendeurs peu scrupuleux et les laboratoires clandestins. L'affaire prend de l'importance en Europe parce que la Méphèdrone a tué des adolescents au Royaume-Uni. Ce n'est pas la première fois qu'une telle loi est votée à la suite d'un évènement dramatique: c'est à la suite du décès d'une jeune Française qui avait consommé des champignons hallucinogènes et qui s'était noyée dans un des canaux d'Amsterdam en 2007, que les autorités des Pays-Bas en avait interdit la vente. Les associations qui accompagnent les Raves-Partys et qui testent les drogues consommées par les ravers tirent aussi la sonnette d'alarme : de plus en plus de substances nouvelles remplacent les doses vendues comme étant de l'Ecstasy.






tout ca fait peur pour les jeunes moi j ai 28 ans et la defonce je connais ct ma vie je pensais qu à ca j alllais tout le temps en teuf jus au jour ou je passais d hopital en hopital en evitant la mort ou succombant a des coma avec diverses drogues et de l alcool fallait que je choissise soit ta envie de rien faire de ta vie et d aller dans un cercueil soit d essayer de te reconstruire une nouvelle vie.
MON CHOIX A ETE VITE FAIS
ouah ca calme cet article
Très pertinent, bien la redac écrite de Strastv