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Par mer ou par air, tous finissent par terre
Un gros big up à Israël qui achève aujourd’hui une brillante performance d’influence en Grèce, en France, en Belgique et en Suisse, pour bloquer ces violents agresseurs « pro-palestiniens » qui affluent d’Europe et des Etats-Unis comme une avarice.
Pour saboter et bloquer les navires amarrés en Grèce, rien de plus simple, et pas besoin d’avoir la bourse à Rotschild ; ce ne sont pas les grecs qui vont refuser quelques piécettes en ces temps de disette ! Et puis, on dit, qu’il y a un fort rapprochement entre Israël et la Grèce depuis quelque temps, surtout depuis que Recep Tayyip Erdoğan, le premier ministre turc, avait légèrement insulté le président israélien Shimon Peres et quitté un plateau télé en 2009 (et accessoirement depuis que neuf ressortissants turcs aient trouvé la mort l’année dernière, lors de la première flottille). En témoignent les manœuvres militaires aériennes conjointes gréco-israéliennes, qui se sont achevées lundi dernier.
Ces manœuvres valent bien une sorte de prise d’otage d’étrangers dans des ports en faillite.
Une leçon de self-defense
Et aujourd’hui, all-in, jackpot, 200 militants pro-palestiniens bloqués cette fois dans des aéroports, notamment à Paris, Genève et Bruxelles, et quelques arrestations par les policiers français, avant même qu’ils ne puissent embarquer dans les avions qui les auraient amenés en Israël.
Au même moment, à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, six israéliens ont été arrêtés et questionnés alors qu’ils avaient affiché une banderole « Welcome to Palestine » dans le terminal 3, là où devaient arriver les avions d’Europe.
Une flottille restée à quai et des centaines de militants neutralisés, et tout ça en une semaine, à la vue et à la barbe de tous. Une leçon de self-defense.
Pour arrêter ces irresponsables perturbateurs français, autant dire de vulgaires hooligans, le ministère de l’intérieur israélien a envoyé des fax au ministère des Affaires étrangères français ; une liste (noire – peu de fax disposent de couleurs) de 342 personnes soupçonnées de prendre l’avion ce vendredi 8 juillet à destination de Tel Aviv, et de participer à un rassemblement militant organisé par le collectif EuroPalestine et des associations palestiniennes en Cisjordanie.
Leur but ? Rien de bien nouveau, se rendre dans les territoires occupés, planter des oliviers, écouter les gens, éventuellement participer aux manifestations hebdomadaires contre le Mur etc.
« Pour des raisons de sécurité »
Pour Israël, tous ces militants qui affluent toute l’année c’est beaucoup de stress accumulé, avec l’inévitable peur des bavures s’il faut intervenir. L’occasion était idéale pour tester à la fois l’influence israélienne en Europe et la résistance des Etats qui participeraient à cette rafle. Une tâche en fait aisée pour Israël, considéré comme un pays européen (pas comme la Turquie !) dans de nombreuses institutions, comme la FIFA ou l’UNESCO.
Le pari, cette semaine, c’était de bloquer les agitateurs non pas à leur arrivée, comme c’est monnaie courante à l’aéroport de Tel Aviv ou au pont du roi Hussein (qui relie la Cisjordanie à la Jordanie), mais directement à l’étranger, ouvertement, en moins de 24 heures, mettant à contribution simultanément le Quai d’Orsay et la place Beauvau pour empêcher une poignée de jeunes gens de prendre un avion qu’ils ont payé et réservé à l’avance. Des avions qui, de surcroit, faisaient des escales en Europe.
Qu’on se le dise, Israël a le pouvoir de suspendre les accords de Schengen pendant un instant, « pour des raisons de sécurité ». Cette dernière expression, les spartiates israéliens l’apprennent avant de savoir dire « papa » ou « maman ». Cela fait office de formation avant qu’ils se retrouvent en service en Cisjordanie.
Deux militantes américaines ayant fait le voyage de nuit sont arrivées à l'aéroport Ben-Gourion, où elles ont été interpellées pour raisons de sécurité avant d'être expulsées, a précisé Micky Rosenfeld, pour Reuters. Des expulsions, en fait, très fréquentes. L’été dernier c’était Noam Chomski qui se faisait refouler à l’entrée. Quelques mois auparavant, une délégation de députés européens qui, naïvement, pensaient que l’autorisation du gouvernement israélien d’entrer à Gaza était suffisante pour braver le libre arbitre des soldats au checkpoint, se retrouvait à son tour confrontée à la rigidité de la coercition israélienne et bloquée au checkpoint d'Erez.
Pendant ce temps…
Pendant ce temps le Congrès américain menace Mahmud Abbas que les aides financières soient coupées si son parti ne trouve pas d’accord avec le Hamas, et s’il persiste à vouloir se faire reconnaître comme un Etat devant l’ONU, en septembre prochain.
L’ONU, c’est cette institution qui a publié un rapport pas plus tard qu’hier qui accuse Israël responsable du massacre le 15 mai dernier à la frontière libanaise, où sept Palestiniens ont été tué et cent onze blessés, alors qu’il manifestaient à la frontière pour la commémoration de la Nakba (le jour où a eu lieu une expulsion massive de familles palestiniennes en 1948).
Pendant ce temps Israël utilise une loi de l’empire ottoman de 1858, toujours applicable en Cisjordanie, qui permet à l’Etat de réquisitionner les terres non cultivées. Le village de Qaryout, au sud de Naplouse, vient de perdre 19 hectares entourant la municipalité, le 1er juillet dernier, selon l’application de cette loi.
Dimanche dernier, un colon a renversé une dame de 40 ans dans les environs de Naplouse, et a tenté de s’enfuir. Un autre conducteur, à Qalqilia, a écrasé un jeune palestinien de 14 ans et s’est enfuit.
Lundi, le Patriarche latin de Jérusalem et le gouverneur d’Hébron ont été stoppés par des soldats avant de pouvoir atteindre la vieille ville d’Hébron, occupée par 500 colons et protégés par 1500 soldats israéliens.
Le 5 juillet, trois cent plants d’oliviers palestiniens ont été brûlés à Aqraba près de Naplouse par une poignée de résidents de la colonie voisine d’Itamar.
Pendant ce temps, Raed Samih Qefeisha, qui vient de purger sa peine de 8 ans et demi de prison pour affiliation avec le Fatah, n’a pas été libéré comme prévu. Aucune information n’a été fournie par l’administration israélienne.
Tout cela a eu lieu pendant que les militants étaient stoppés, cette semaine.
Ces incidents sont quotidiens.
Je n’aimerais pas habiter dans un pays qui se fait insulter tous les jours à l’étranger.
Gilgamesh
Pour saboter et bloquer les navires amarrés en Grèce, rien de plus simple, et pas besoin d’avoir la bourse à Rotschild ; ce ne sont pas les grecs qui vont refuser quelques piécettes en ces temps de disette ! Et puis, on dit, qu’il y a un fort rapprochement entre Israël et la Grèce depuis quelque temps, surtout depuis que Recep Tayyip Erdoğan, le premier ministre turc, avait légèrement insulté le président israélien Shimon Peres et quitté un plateau télé en 2009 (et accessoirement depuis que neuf ressortissants turcs aient trouvé la mort l’année dernière, lors de la première flottille). En témoignent les manœuvres militaires aériennes conjointes gréco-israéliennes, qui se sont achevées lundi dernier.
Ces manœuvres valent bien une sorte de prise d’otage d’étrangers dans des ports en faillite.
Une leçon de self-defense
Et aujourd’hui, all-in, jackpot, 200 militants pro-palestiniens bloqués cette fois dans des aéroports, notamment à Paris, Genève et Bruxelles, et quelques arrestations par les policiers français, avant même qu’ils ne puissent embarquer dans les avions qui les auraient amenés en Israël.
Au même moment, à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, six israéliens ont été arrêtés et questionnés alors qu’ils avaient affiché une banderole « Welcome to Palestine » dans le terminal 3, là où devaient arriver les avions d’Europe.
Une flottille restée à quai et des centaines de militants neutralisés, et tout ça en une semaine, à la vue et à la barbe de tous. Une leçon de self-defense.
Pour arrêter ces irresponsables perturbateurs français, autant dire de vulgaires hooligans, le ministère de l’intérieur israélien a envoyé des fax au ministère des Affaires étrangères français ; une liste (noire – peu de fax disposent de couleurs) de 342 personnes soupçonnées de prendre l’avion ce vendredi 8 juillet à destination de Tel Aviv, et de participer à un rassemblement militant organisé par le collectif EuroPalestine et des associations palestiniennes en Cisjordanie.
Leur but ? Rien de bien nouveau, se rendre dans les territoires occupés, planter des oliviers, écouter les gens, éventuellement participer aux manifestations hebdomadaires contre le Mur etc.
« Pour des raisons de sécurité »
Pour Israël, tous ces militants qui affluent toute l’année c’est beaucoup de stress accumulé, avec l’inévitable peur des bavures s’il faut intervenir. L’occasion était idéale pour tester à la fois l’influence israélienne en Europe et la résistance des Etats qui participeraient à cette rafle. Une tâche en fait aisée pour Israël, considéré comme un pays européen (pas comme la Turquie !) dans de nombreuses institutions, comme la FIFA ou l’UNESCO.
Le pari, cette semaine, c’était de bloquer les agitateurs non pas à leur arrivée, comme c’est monnaie courante à l’aéroport de Tel Aviv ou au pont du roi Hussein (qui relie la Cisjordanie à la Jordanie), mais directement à l’étranger, ouvertement, en moins de 24 heures, mettant à contribution simultanément le Quai d’Orsay et la place Beauvau pour empêcher une poignée de jeunes gens de prendre un avion qu’ils ont payé et réservé à l’avance. Des avions qui, de surcroit, faisaient des escales en Europe.
Qu’on se le dise, Israël a le pouvoir de suspendre les accords de Schengen pendant un instant, « pour des raisons de sécurité ». Cette dernière expression, les spartiates israéliens l’apprennent avant de savoir dire « papa » ou « maman ». Cela fait office de formation avant qu’ils se retrouvent en service en Cisjordanie.
Deux militantes américaines ayant fait le voyage de nuit sont arrivées à l'aéroport Ben-Gourion, où elles ont été interpellées pour raisons de sécurité avant d'être expulsées, a précisé Micky Rosenfeld, pour Reuters. Des expulsions, en fait, très fréquentes. L’été dernier c’était Noam Chomski qui se faisait refouler à l’entrée. Quelques mois auparavant, une délégation de députés européens qui, naïvement, pensaient que l’autorisation du gouvernement israélien d’entrer à Gaza était suffisante pour braver le libre arbitre des soldats au checkpoint, se retrouvait à son tour confrontée à la rigidité de la coercition israélienne et bloquée au checkpoint d'Erez.
Pendant ce temps…
Pendant ce temps le Congrès américain menace Mahmud Abbas que les aides financières soient coupées si son parti ne trouve pas d’accord avec le Hamas, et s’il persiste à vouloir se faire reconnaître comme un Etat devant l’ONU, en septembre prochain.
L’ONU, c’est cette institution qui a publié un rapport pas plus tard qu’hier qui accuse Israël responsable du massacre le 15 mai dernier à la frontière libanaise, où sept Palestiniens ont été tué et cent onze blessés, alors qu’il manifestaient à la frontière pour la commémoration de la Nakba (le jour où a eu lieu une expulsion massive de familles palestiniennes en 1948).
Pendant ce temps Israël utilise une loi de l’empire ottoman de 1858, toujours applicable en Cisjordanie, qui permet à l’Etat de réquisitionner les terres non cultivées. Le village de Qaryout, au sud de Naplouse, vient de perdre 19 hectares entourant la municipalité, le 1er juillet dernier, selon l’application de cette loi.
Dimanche dernier, un colon a renversé une dame de 40 ans dans les environs de Naplouse, et a tenté de s’enfuir. Un autre conducteur, à Qalqilia, a écrasé un jeune palestinien de 14 ans et s’est enfuit.
Lundi, le Patriarche latin de Jérusalem et le gouverneur d’Hébron ont été stoppés par des soldats avant de pouvoir atteindre la vieille ville d’Hébron, occupée par 500 colons et protégés par 1500 soldats israéliens.
Le 5 juillet, trois cent plants d’oliviers palestiniens ont été brûlés à Aqraba près de Naplouse par une poignée de résidents de la colonie voisine d’Itamar.
Pendant ce temps, Raed Samih Qefeisha, qui vient de purger sa peine de 8 ans et demi de prison pour affiliation avec le Fatah, n’a pas été libéré comme prévu. Aucune information n’a été fournie par l’administration israélienne.
Tout cela a eu lieu pendant que les militants étaient stoppés, cette semaine.
Ces incidents sont quotidiens.
Je n’aimerais pas habiter dans un pays qui se fait insulter tous les jours à l’étranger.
Gilgamesh






La honte sur ces gens qui detiennent le pouvoir....
le combat n'est pas terminé...
j'appelle aussi tous les israliens/juifs ouverts d'esprit et humains à dénoncer les pratiques "injustes" de ce gouvernement israelien ainsi qu'ailleurs....
arrêtons le massacre....a l'heure d'aujourd'hui...en tant qu'israelien...tu as une terre d'asile partout...ce n'estt pas le cas pour les autres...
aurjourd'hui, et pendant 50 ans apres la 2eme guerre mondiale...bien d'autres populations ont subi des génocides....
donc je pense que les nations ont toutes à temoigner de blessures...donc arretons nous et agissons et reflechissons en frères et soeurs humains....
personne n'est supérieur à une autre personne...or c'est ce qu'on voit comme manisfestation aujourd'hui...
enfin je dirai vu que beaucoup sont croyants...pour les "mechants" les têtus qui continuent dans leur bêtise...
un jour , vous comprendrez....vous croyez que DIeu...Allah....jah...l'eternel...va laisser passer çà...
sauvera le juif et pas le palestienien....ce n'est pas une histoire de race..c'est ce que tu as dans ta tête et dans ton coeur..
celui qui aura été arrogant , injuste , irrespectueux prendre cher.....je vous le dit..."Judgement Time"
en plus , si vous regardez, le fameux tabernacle très cher aux enfants d'Adam, d'Abraham (qui regroupent toutes les nations pour ceux qui ont pu lire les textes comme il faut)...se trouve en Ethiopie....il n'y a plus grand chose de sacré à Jerusalem..et ce que les nations font lui endurer...ce combat incessant font qu'elle perd son sacré..et n'est plus selon la jerusalem sacrée...
enfin, pour revenir , plus terre à terre...c'est pour moi comme en france..quand on manifeste...et que les flics sont en face....tant que l'armée et les flics ne manisfestent pas eux aussi en tant que citoyens...le combat sera long...
donc tant que la grande communauté israelienne ne manifeste pas contre les decisions de ce gouvernement soi disant "israelien" (corrompu et qui a volé sa place actuelle)
le combat ne sera pas complet...
Amour & Paix & Respect & Conscience à tous !!!