StrasTV • Magazine
Cinéma - Mounir Belhidaoui
«Marius Vallois a douze ans et besoin d’un père. Marie Vallois a un fils de douze ans, de lourdes responsabilités professionnelles, un amant à calmer, un poste à pourvoir, une soeur adorée, un cousin compliqué mais aucun père pour Marius. Robert Pique a une centrale vapeur, toujours du linge en retard, un fantasme chinois, une voisine qu’il protège et cherche du boulot.» Telle est cette histoire aux allures de contes. Faut-il un père pour sauver l'enfance, pour la rendre agréable, plus heureuse ? Kad Merad développe, pour StrasTV, les raisons qui l'ont poussé à réaliser un film, simple sans être simpliste, émouvant et tristement drôle.
StrasTV : Le petit garçon (Gaspard Meier-Chaurand jouant le rôle de Marius Vallois) interprète très bien son rôle d'enfant désœuvré cherchant désespérément une figure masculine. Comment l'avez-vous casté ?
Kad Merad : Ce qu'il faut savoir, c'est que ma directrice de casting qui s'est occupée du film s'est aussi chargée du casting du Petit Nicolas, elle a beaucoup d'expérience dans le domaine des nouveaux talents, très jeunes. Elle m'a donc présenté des "mômes", et notamment Gaspard. Alors au début il ne m'a pas emballé, il était très vague, je ne l'ai pas trouvé très bon. La directrice est revenue vers moi en me demandant si je ne voulais pas le revoir, prétextant ainsi qu'il était malade, pas sous un bon jour. J'ai accepté, heureusement pour moi, car je l'ai trouvé bouleversant.
StrasTV : Votre film porte quand même sur une certaine morale sans être moralisateur non plus. Quel est le message principal que vous avez voulu faire passer ?
Kad Merad : Précisément que le mensonge n'est pas forcément un défaut. Quand il est motivé par l'amour, il s'échappe du côté maléfique. Michèle Laroque (Marie Vallois, la mère de Marius) doit mentir pour ne pas décevoir son fils, lui faire croire que son père existe encore. On n'est pas chez les télétubbies où tout le monde il est content en étant honnête à tout bout de champ. C'est touchant de se dire que Michèle Laroque doit mentir parce qu'elle aime trop son fils et asséner des vérités pas faciles à entendre.
StrasTV : Faut-il obligatoirement installer une présence masculine auprès de l'enfant pour qu'il se sente bien ?
Kad Merad : Les enfants peuvent très bien évoluer sans père ou sans mère. C'est le cas des enfants étant élevés par leurs grand-parents, des enfants adoptés. Je pars du principe qu'on s'adapte à tout.
StrasTV : Et vous, qu'attendiez-vous de cette aventure ?
Kad Merad : Comprendre pour quelle raison je l'avais tentée. Comprendre pourquoi j'avais voulu absolument mettre en scène cette histoire. Pourquoi je ne l'aurais pas laissée à un autre.
StrasTV : Quelles sont les forces de ce film ?
Kad Merad : Pour moi, il se dégage du film un message de douceur, qui parle d'être attentif aux autres, mais aussi de s'aimer soi-même et de se pardonner même des décisions folles. On voit bien que personne n'a raison, personne n'a tort mais que chacun fait comme il peut. Les personnages, de plus, ont une sorte de grâce qui nous touche et nous permet d'évoluer en même temps qu'eux.
Monsieur Papa réalisé par Kad Merad
Sortie le 1er juin.
StrasTV : Le petit garçon (Gaspard Meier-Chaurand jouant le rôle de Marius Vallois) interprète très bien son rôle d'enfant désœuvré cherchant désespérément une figure masculine. Comment l'avez-vous casté ?
Kad Merad : Ce qu'il faut savoir, c'est que ma directrice de casting qui s'est occupée du film s'est aussi chargée du casting du Petit Nicolas, elle a beaucoup d'expérience dans le domaine des nouveaux talents, très jeunes. Elle m'a donc présenté des "mômes", et notamment Gaspard. Alors au début il ne m'a pas emballé, il était très vague, je ne l'ai pas trouvé très bon. La directrice est revenue vers moi en me demandant si je ne voulais pas le revoir, prétextant ainsi qu'il était malade, pas sous un bon jour. J'ai accepté, heureusement pour moi, car je l'ai trouvé bouleversant.
StrasTV : Votre film porte quand même sur une certaine morale sans être moralisateur non plus. Quel est le message principal que vous avez voulu faire passer ?
Kad Merad : Précisément que le mensonge n'est pas forcément un défaut. Quand il est motivé par l'amour, il s'échappe du côté maléfique. Michèle Laroque (Marie Vallois, la mère de Marius) doit mentir pour ne pas décevoir son fils, lui faire croire que son père existe encore. On n'est pas chez les télétubbies où tout le monde il est content en étant honnête à tout bout de champ. C'est touchant de se dire que Michèle Laroque doit mentir parce qu'elle aime trop son fils et asséner des vérités pas faciles à entendre.
StrasTV : Faut-il obligatoirement installer une présence masculine auprès de l'enfant pour qu'il se sente bien ?
Kad Merad : Les enfants peuvent très bien évoluer sans père ou sans mère. C'est le cas des enfants étant élevés par leurs grand-parents, des enfants adoptés. Je pars du principe qu'on s'adapte à tout.
StrasTV : Et vous, qu'attendiez-vous de cette aventure ?
Kad Merad : Comprendre pour quelle raison je l'avais tentée. Comprendre pourquoi j'avais voulu absolument mettre en scène cette histoire. Pourquoi je ne l'aurais pas laissée à un autre.
StrasTV : Quelles sont les forces de ce film ?
Kad Merad : Pour moi, il se dégage du film un message de douceur, qui parle d'être attentif aux autres, mais aussi de s'aimer soi-même et de se pardonner même des décisions folles. On voit bien que personne n'a raison, personne n'a tort mais que chacun fait comme il peut. Les personnages, de plus, ont une sorte de grâce qui nous touche et nous permet d'évoluer en même temps qu'eux.
Propos recueillis par Mounir Belhidaoui
Monsieur Papa réalisé par Kad Merad
Sortie le 1er juin.





