StrasTV.com, le web média au coeur des Strasbourgeois
Retrouvez nous sur  

Ad Words




StrasTV • Magazine

La presse numérique prépare la Révolution 3.0

Technopolis - Gaspard GLANZ
Bien courageux celui qui peut définir ce qu'est un site d'information sur Internet. On les classe pourtant en deux catégories : les payants et les gratuits ; mais c'est bien là le seul critère de différenciation que l'on puisse utiliser. Pour le reste, la presse en ligne fait son lit et aucun n'oserait affirmer qu'elle y soit parvenue.

Les blogueurs sont les plus précaires des éditeurs de contenus sur le Web. Ceux qui espèrent gagner plus d'une centaine d'euros par mois, laborieusement accumulé en Google AdSens (les pubs), doivent se tourner vers les plateformes de blogs des médias comme lemonde.fr ou mediapart. Mais la plupart ne sont pas payés du tout.


"À grands coups d'innovations technologiques"


Les sites payants, à l'article ou à l'abonnement mensuel ne sont pour l'instant pas capables de faire rentrer dans leurs frais les salaires, investissements et budgets de fonctionnement (voir l'émission Ligne Jaune ci-dessous). Qu'il s'agisse de MediaPart ou de Arrêt sur Images, ceux-ci reconnaissent des déficits annuels abyssaux. Ils ne tiennent que grâce à une perfusion d'investissements extérieurs.

Les sites gratuits semblent ne tirer leur épingles du jeu que lorsqu'ils se diversifient frénétiquement, développant sans arrêt de nouvelles sources de revenus, à grand coup d'innovations technologiques. Outre l'apparente fuite en avant, cette méthode éreintante pour les rédactions n'apporte en réalité que peu de ressources supplémentaires. Rue89 est le site d'information gratuit français qui s'en sort le mieux aujourd'hui, bien que ses finances ne soient pas beaucoup plus reluisantes que ses concurrents payants. Ce qui leur permet de sortir la tête de l'eau, c'est le développement de services comme la création de sites Web, la formation et la régie publicitaire.

Personne ne gagne de l'argent en faisant de l'information sur Internet. Personne n'a de modèle économique car celui-ci est en train de se construire. A des échelles radicalement opposées naissent des embryons de modèles plus ou moins adaptés à leurs auditoires, quand d'autres disparaissent au lendemain de leurs lancements. Qu'ils soient locaux ou internationaux, les sites d'information souffrent de carences vitales : soit l'audience ne suffit pas, soit la publicité est vendue à un prix trop bas.





Quel modèle pour la presse de demain ?

L'expérimentation, assurément. Nouveaux formats d'expressions, nouveaux moyens de diffusion, nouvelle manière de s'adresser au public… Le résultat final, si tant est que cette notion peut-être appliquée à un support en constante évolution, n'émergera pas d'une seule plateforme, mais d'un réseau créé par les utilisateurs eux-mêmes. Ce n'est pas aux journalistes qu'il faut demander quel sera le modèle de la presse de demain, mais aux internautes. C'est en regardant la manière dont Internet modifie notre consommation de l'information que l'on comprendra comment attirer du public et surtout comment rendre l'affaire rentable pour les éditeurs de contenus.

La vidéo s'impose comme le support multi-format de demain. Son ascension sur Internet et surtout sur l'Internet Mobile est en train d'effriter à grande vitesse les recettes publicitaires de la télévision, et le chemin de croix ne fait que commencer. La consommation des programmes à la demande est une révolution qui range au placard un demi-siècle de "programmes-TV", et place les émissions en LIVE à une hauteur inégalée. Un programme jusqu'ici visible seulement à la télévision, se retrouve aujourd'hui sur internet, sur i Phone, sur les consoles de jeu, dans les voitures, les avions, et même dans l'espace.

Le contenu avant tout.

Penser que les internautes visitent un site pour son ergonomie c'est réfléchir comme à l'époque des kiosques à journaux. Ce qui attire sur Internet, c'est l'instantanéité de l'information, ce qui ce passe en ce moment même, des antipodes au coin de la rue. Et pour toucher un public le plus vaste possible, il faut être présent sur tout les supports qu'il utilise : de l'ordinateur le plus archaïque à la tablette tactile la plus récente, en passant par les mobiles, les podcasts, les réseaux sociaux et les boites mail.

Le statut de la télévision est en évolution aussi. Google TV, Apple TV… Votre écran de salon devient irrémédiablement un ordinateur à mesure qu'il se connecte à Internet. Les grands groupes médiatiques aux fonds colossaux l'ont compris depuis l'avènement de l'iPhone, mais la principale épine dans le pied de ces conglomérats en devenir reste l'insuffisance des réseaux de communication. La quantité gargantuesque de données qui va circuler dans les réseaux d'ici quelques années nécessite une refonte complète des tuyaux qui les apportent jusqu'à l'utilisateur. Fibre optique, 4G, LTE, Wimax … Il faut remplacer toutes les antennes de téléphonie mobile et creuser tous les trottoirs du pays. Ce que France Telecom a fait en 50 ans devrait être réalisé en quelques mois. La grande question reste : qui va payer ? Car les montants sont en dizaines de milliards d'euros, pour la France.

La technologie va tellement vite, que les utilisateurs s'équipent aujourd'hui avec un matériel qui sera obsolète le jour où les réseaux pour lequel il a été conçu seront opérationnels. Dans cet océan tumultueux, cette jungle numérique, la presse navigue à vue.


Gaspard GLANZ



Quesque le Web 3.0 ?
Le web 3.0, c'est le web partout. Le "symbionet" dont parle le futurologue De Rosnay. Celui qu'on emmène dans la poche et qui sert à tout faire. Lire, acheter, naviguer, téléphoner, photographier, voir, écouter… Il est en symbiose avec le monde réel et ne fait plus qu'un avec lui.



Partagez cet article
  • Yahoo!
  • facebook
  • Google
  • Wikio
  • Viadeo
  • Twitter

PUB

flippanr quand meme

1# Par Q, le 20 juin 2010 à 14h11

Ajouter votre commentaire

Anti-spam :

Facebook