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Les femmes : un remède contre la crise ?

Agora - Cecile Becker
On pensait cette histoire réglée, le dossier de la parité hommes-femmes classé depuis belle lurette. Pourtant derrière les bonnes intentions, les femmes sont toujours très mal placées dans les instances dirigeantes des entreprises françaises. Bilan.

En début d'année, l'Assemblée nationale adoptait un texte censé favoriser la parité hommes-femmes à la tête des grandes entreprises, ce texte doit encore être approuvé par le Sénat. Les députés UMP Jean-François Copé et Marie-Jo Zimmermann s'adressait alors aux six cents sociétés française cotées en Bourses et établissement publics, qui devaient parvenir à un quota de 40 % de femmes dans leurs instances dirigeantes d'ici à 2016. Outre cette sommation, les grandes entreprises auraient pu ouvrir la voie aux autres PME qui n'ont toujours pas -pour certaines- intégré ce principe. Le chemin paraît semé d'embuches, d'autant que si les entreprises ne respectent pas ce quota, les décisions de leur conseil d'administration pourraient être invalidées. Inégalités salariales ou disparités à l'obtention du statut de cadre, les exemples sont nombreux. Un rapport du Cese (Conseil économique, social et environnemental) publié en janvier dernier démontre que les femmes représentent seulement 8% des membres des conseils d'administration, d'autre part un autre rapport émis par la Dares (direction des études au ministère du travail) a prouvé en 2006 que l'écart salarial augmente avec l'âge. Autre énormité, selon le Cegos (un institut privé de formation professionnelle), le sexe est au deuxième rang des discriminations dans les entreprises.

La France fait donc figure de vilain petit canard, spécialement derrière la Norvège, pays initiateur de cette même loi de quota qui pourrait passer en France. Aujourd'hui, les femmes sont 41% dans les instances dirigeantes. Une féminisation qui pourrait avoir des effets positifs, notamment du côté du management. Une étude du cabinet Mc Kinsey démontre que les grandes entreprises où les femmes sont les plus représentées ont de meilleurs résultats économiques. Le professeur Michel Ferrary, enseignant à la business school du CERAM à Nice délivre un dernier constat: plus une entreprise compte de cadres dirigeants féminins, moins le cours de ses actions est susceptible de baisser en période de crise. L'atout des femmes « managers » serait leur comportement face au risque (capacité d'engagement, de communication, qualités relationnelles), un atout souvent caché derrière l'attachement des femmes à leurs vies privées. Des clichés qui tendent donc à disparaître... Un conseil que les entreprises européennes ferait peut-être mieux de suivre.



Cécile Becker




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