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Racing quand tu nous tiens

Sport - par Mounir Belhidaoui
 

Il fut un temps certes lointain où le Racing Club de Strasbourg était un grand, un très grand club. Des Inter-Milan en veux-tu en voilà, des Leboeuf et des Papin en pagaille, la Rolls Royce du football français, un maillot bleu et blanc luxuriant, un smoking footballistique qui me faisait baver devant mon écran télé. Ouais, assurément, j'étais jaloux, moi aussi je voulais jouer devant des stades remplis et encore brûlants de tous les désirs de conquêtes, de trophées français en coupes européennes ! Vous vous rendez compte que dans les années 60, l'actuel pensionnaire de National avait éliminé l'AC Milan et le FC Barcelone dans ce qu'on appelait naguère des coupes continentales, alors qu'aujourd'hui elle arrive avec peine à arracher le nul 1-1, 0-0 ou 2-2 contre des écuries telles Gueugnon, Amiens ou Plabennec ? Imaginez la purge ...

 

Eh oui, bien triste peut-être la destinée d'un club français anciennement renommé. Une lente descente aux enfers à la fois financière et sportive pour un club qui est passé de main en main, d'hommes d'affaires reconnus ou sombres, de performances suscitant l'espérance en défaites annonçant la décadence. On murmure le dépôt de bilan, est-ce le sort réservé aux clubs qui, avec peu de moyens, mouillent le maillot et mordent la poussière pour réveiller l'espoir vibrant siégeant dans le cœur de tous les supporters ? le Racing est-il inéluctablement condamné ? Que nenni, il reste 5 rencontres pour permettre au club alsacien de redorer son blason.

 

Un repreneur honnête, sans ambitions vénales, et des supporters tout aussi fidèles, tout ceci saupoudré de résultats gagnants feront du club de "L'Elsass" le phare réjouissant et lumineux d'un rêve de voir le football alsacien retrouver de sa superbe. Comment ça, ne pas gagner contre Orléans, Amiens (encore !), Rodez (pitié ...), ou encore Bayonne, qui je le rappelle est meilleure dans la cuisson de son jambon qu'à travers ses qualités footbalistiques. Allez, soyons fair-play, toutes les équipes se valent, disons simplement que le RCS a toutes ses chances de sortir sa tête bleue et blanche hors de l'eau...

 

Alors, pour reprendre la citation célèbre d'un prêtre politique bien connu du nom de Martin Luther King, "I have a dream", j'ai fait un rêve. Le rêve que le repreneur du club, ce serait moi. J'arriverais tôt le matin à bord de ma Porsche Carrera d'occasion, je consulterais ma Rolex flambant neuve achetée au marché de Cronenbourg et dirais à ma plantureuse mannequin rencontré dans quelque boîte de nuit miteuse de m'attendre, lui promettant de rentrer dans les vestiaires, signer quelques autographes, faire rire les joueurs, les voir à l'entraînement et repartir aussitôt emmener mes enfants à l'école privée. Mon rêve, et ce sera le mot de la fin, sera d'instaurer de la confiance, un esprit d'équipe, un acharnement à tout vouloir gagner pour une équipe historiquement conquérante, à l'histoire si riche. L'histoire de milliers de Strasbourgeois qui n'attendent qu'une chose : revoir le RCS au sommet de ses ambitions footballistiques auxquelles elle aurait toujours dû prétendre.

Mobilisation sur Facebook Le Rachat du RCS par les supporters

 

 

Mounir Belhidaoui





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