[intro] CoderDojo : Trouve la Voie

Image
Image

Un nouveau Dojo à ouvert à Strasbourg, ici pas de karaté kid en devenir mais plutôt de futur Marck Zuckerberg. Initier les enfants à la programmation pour les préparer à un futur qui sera de plus en plus connecté. C’est la mission de cette association.

LIEN VERS LE SITE 

Gamifier l’apprentissage

Une vingtaine d’enfants sont concentrés sur leur écran. Pixels haut en couleurs, ils jouent, assimilent la logique. Ils discutent, se taquinent un peu. Ils sont immergés dans leur jeu. Une petite fille essaye plusieurs fois de faire parvenir son bonhomme à la sortie « pfff c’est pas ça, je comprends pas..je crois que j’ai mis deux cases de trop. ». Je m’assois avec elle, tente de lui faire comprendre. Je sens qu’elle est concentrée et tente de résoudre le niveau.

Au sein de ce lieu atypique, il y a différents rôles comme dans un vrai dojo :

– Les Senseis : les professeurs.

– Les Samurais :  les intermédiaires.

– Les ninjas : les débutants.

On y apprend à décoder les mystères du langage informatique de manière ludique. « On a un système de grade comme les ceintures de karaté sauf que nos ceintures sont des bracelets USB de couleur. »

« Apprendre par soi-même c’est quelque chose d’important. On insiste pour que les enfants trouvent la solution d’eux-mêmes. S’ils ne trouvent pas, ils doivent d’abord demander et échanger avec leurs camarades. En informatique, il faut faire des erreurs pour trouver la solution. Nous ne sommes là qu’en derniers recours en principe. »

Les supports d’apprentissage sont thématisés à la sauce de jeux à succès : faire parvenir un Angry Bird à sa destination par des actions de déplacement. C’est une logique qui permet d’introduire la notion d’algorithme aux petits.

« On veut créer une dynamique, on fait ça par passion. »

Joanna, bénévole de l’association, est originaire de Roumanie. Arrivée à en France, il y a quelques années pour son travail au Conseil de l’Europe. Elle voulait créer cette association pour contribuer à la société. Elle avait aussi l’envie d’initier les filles à l’informatique, catégorie largement sous-représentée dans cet univers quasi masculin. 

Comme la plupart d’entre nous, elle avait des idées reçues sur la programmation : compétences nécessitant un bon niveau mathématique. « C’est avant tout une logique à comprendre. »

« On ne veut pas en faire des programmateurs mais on a le désir de les parer pour le futur. On estime qu’il y aura plus de 800 000 jobs en Europe qui ne seront pas pourvus d’ici 2020 faute de compétences informatiques. 47% de nouveaux métiers qui n’existent pas encore vont être crées. ». Avec un tel pronostic, on comprend bien la démarche de cette association.

« Dans les pays nordiques, les enfants sont beaucoup plus sensibilisés à la culture informatique, très jeunes, ils ont déjà des notions. La programmation c’est avant tout un langage, plus on l’apprend jeune, plus on se donne les chances de le comprendre. »

Rendre l’informatique accessible

« On aimerait aussi faire un partenariat avec Raspberry afin de bénéficier de micro-ordinateur pour les participants. On a quelques ordinateurs fournis par le centre culturel mais la plupart des enfants doivent ramener leur pc. On a un deuxième dojo qui vient d’ouvrir et j’espère qu’il y en aura une cinquantaine en alsace d’ici 5 ans. »

« Prochainement, on espère lancer une section robotique, pour apprendre à programmer les robots.  On aimerait aussi créer des dojos d’initiation un peu partout en Alsace et un dojo pro où il y aurait les senseis qui développeraient sur des projets plus complexes. »

Coder Dojo, une association Internationale

Le mouvement coder Dojo est né en Irlande, il y a 1300 clubs répartis dans plus de 70 pays. Ils organisent chaque année en juin, un concours sur les projets nés au sein des dojos. Cela a lieu à Dublin. « On a hésité à envoyer des enfants là-bas mais ils n’avaient pas forcément de projet et on ne voulait pas leur en imposer un. » 

Un vrai brassage culturel s’est créé au sein du centre culturel de l’Ill, 50% des jeunes viennent de la Cité de l’Ill et de la Robertsau. Certains d’entre eux sont de l’Ecole Européenne. Il en émerge un lieu multiculturel où l’on entend des échanges en roumain, en anglais etc.. Il y a plus de 7 nationalités différentes au sein du dojo.

Le lieu au-delà de son rôle d’éducation, semble aller plus loin dans sa démarche et essaye de rendre les enfants autonomes, débrouillards. « On a un enfant qui a des difficultés à écrire, on lui apprend la dactylographie, on essaye de trouver des solutions pour qu’il puisse apprendre et que sa difficulté ne soit pas un frein. »

Conclusion

Le coderDojo est un bel exemple d’implication citoyenne au sein de notre capitale européenne. Dynamique, culturelle, innovante.

Image
Image
Image